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Crise boursière : l’europe est prudente

Written by admin on 22 janvier 2008 – 11:05

Face à la crise boursière et aux menaces de contagion d’une éventuelle récession américaine, les principaux dirigeants de la zone euro se montrent pour l’instant relativement prudents.
Mardi 22 janvier, la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a ainsi estimé sur Europe 1 que la “purge” actuelle constituait un mouvement “sain et salubre”, notamment dans le secteur financier américain. Elle a réfuté toute idée de krach en appelant à observer les évolutions sur le long terme, et a estimé que les fondamentaux actuels de l’économie européenne étaient différents de ceux de l’économie américaine.
Concernant le plan de relance de 140 milliards de dollars de l’administration Bush, elle a estimé que le président américain allait vite devoir expliquer comment il allait injecter les milliards de dollars annoncés.
Lundi, la locataire de Bercy avait déjà jugé, à l’issue d’un point presse des grands argentiers de la zone euro, qu’il existait “une grande différence entre la situation des ménages américains et européens, en termes d’endettement en particulier”, ainsi qu’entre “un secteur immobilier en difficulté aux Etats-Unis et un secteur immobilier qui se porte plutôt bien en zone euro”.

Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, s’était lui inquiété des risques de récession aux Etats-Unis, selon lui impossibles à exclure à l’heure actuelle. Une récession qui aurait un impact sur l’activité économique de la zone euro, mais pas au point de justifier selon lui un plan de relance.
En revanche, les pays ayant fait preuve de discipline budgétaire pourraient être autorisés à relâcher provisoirement leurs contraintes. Le Luxembourgeois avait lui aussi jugé les fondamentaux économiques européens “très solides”.
De son côté, le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, avait également rejeté l’idée d’un plan de relance.

Le plus embêtant dans toute cette chute, ce n’est pas que les valeurs baissent, c’est plutôt que ce sont les banquiers qui ont foutu cette merde et que ce sont les travailleurs qui vont payer sur très long-terme.

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Le bolivarisme peut-il être exporté en Afrique ?

Written by admin on 21 décembre 2007 – 11:32


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Les déclarations de Sarkozy au Maroc sont graves pour la RASD

Written by admin on 26 octobre 2007 – 9:52

Réagissant au discours du président français tenu mardi devant le parlement marocain, le gouvernement de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) a qualifié de « graves » et d’« inopportunes » les déclarations faites à Rabat par M. Nicolas Sarkozy.

Ce dernier a exprimé son souhait que le plan marocain d’autonomie pour le Sahara Occidental sous la souveraineté marocaine soit « couronné de succès ». « Il n’y a pas besoin de médiation. Le Maroc a déposé un plan d’autonomie que j’ai qualifié de sérieux », a déclaré Sarkozy. « Les efforts qu’a faits le Maroc devraient être couronnés de succès », a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a jugé le plan marocain « sérieux et crédible ». « Le plan d’autonomie marocain existe, il est sur la table et il constitue un élément nouveau de proposition après des années d’impasse », a dit le président français.

Déclarations « graves » et « inopportunes »

Pour le gouvernement de la RASD, les déclarations du président français sont graves parce qu’elles font fi de toutes les résolutions des Nations unies qui reconnaissent le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Elles constituent, selon les mêmes responsables, « un encouragement à l’intransigeance et un alignement sur la position de l’occupant marocain… ». « Elles sont inopportunes », ajoute la RASD, « parce qu’elles interviennent au moment où le processus de négociations entre le Front Polisario et le Maroc se trouve dans une phase qui appelle les membres du Conseil du sécurité à jouer un rôle positif en aidant les deux parties au conflit à aller de l’avant en vue de trouver, comme le stipule la résolution 1754, une solution qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

La RASD regrette aussi que « le tout nouveau président français persévère et perpétue, au mépris de la légalité internationale, une politique désuète, en contradiction flagrante avec les déclarations d’intention au sujet de l’Union du Maghreb et de la méditerranéenne et néfaste pour les propres intérêts stratégique de la France ». Le gouvernement sahraoui rappelle à l’occasion que « c’est cet alignement sur la politique de l’occupant marocain, depuis 1975, qui a fait échouer tous les efforts louables déployés par la communauté internationale pour la décolonisation du Sahara Occidental et qui a fait aussi que le régime marocain bénéficie d’une impunité totale en se permettant de perpétuer les crimes de guerre et les violations les plus flagrantes des droits de l’homme au Sahara Occidental ».

L’Onu veille au grain

Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui aura à examiner vendredi prochain, au siège des Nations unies à New York, le dernier rapport du Secrétaire général, Ban Ki-moon, sur les évolutions de la situation au Sahara Occidental, a demandé au Maroc et au Front Polisario d’engager à nouveau de « réelles négociations sur la question du Sahara Occidental », souligne le Secrétaire général de l’ONU dans son rapport, qui ajoute que les deux premières rencontres sont « un motif de satisfaction ».

Dans son rapport, établi semestriellement, retraçant l’évolution de la situation depuis le 13 avril dernier, le Secrétaire général cite quelques événements majeurs relatifs à l’actualité liée à la question du Sahara Occidental. C’est ainsi qu’il rappelle que dans un discours qu’il a prononcé le 30 juillet dernier, le roi du Maroc a déclaré que son pays était disposé à négocier sur la base d’une solution consensuelle d’autonomie conçue dans le cadre de la souveraineté du Royaume. Il ajoute par ailleurs que des élections parlementaires se sont tenues au Maroc le 7 septembre 2007, avec une consultation dans le territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain.

« Des représentants du Front Polisario m’ont écrit le 19 août, puis encore le 9 septembre, pour condamner la décision prise par le gouvernement marocain de tenir des élections au Sahara Occidental et réclamer à la place l’organisation d’un scrutin libre et régulier sur l’autodétermination à l’intention du peuple du Sahara Occidental », rapporte encore le Secrétaire général. Il a noté qu’en outre, « des restrictions ont continué d’entraver la liberté de mouvement des observateurs militaires des Nations unies lorsqu’ils désirent se rendre auprès d’unités, de quartiers généraux ou de points d’appui à des fins de vérification ». La dimension humaine du conflit, notamment le sort des réfugiés du Sahara Occidental, continue d’être préoccupante, selon Ban Ki-moon.

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