Archive for the ‘Moyen Orient’ Category
Israël affirme que le Hezbollah libanais se réarme
Written by admin on 4 mars 2008 – 18:00Israël affirme (ndlr = ???) que le Hezbollah libanais est en train de se réarmer et que son arsenal compte 10.000 roquettes de longue portée et 20.000 roquettes de courte portée dans le sud-Liban, selon un nouveau rapport du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, auquel l’Associated Press a eu accès lundi.Le rapport ne confirme pas les allégations de l’Etat hébreu.
Ban Ki-moon s’est dit inquiet des “menaces de guerre ouverte contre Israël” proférées par le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.
Tags: Hezbollah, Israël, Liban
Posted in Moyen Orient | No Comments »
Mahmoud Abbas suspend les négociations avec Israël
Written by admin on 4 mars 2008 – 17:59
Pour dénoncer la sanglante offensive israëlienne lancée contre la Palestine, le président palestinien Mahmoud Abbas a suspendu les négociations de paix avec Israël. Le bilan de cette attaque fait état d’une centaine de morts côté palestinien, des civils, pour la majorité d’entre eux.
Israël affirme agir en état de légitime défense afin de faire cesser les tirs de roquettes sur son territoire qui ont provoqué la mort, mercredi, d’un habitant de Sderot, dans le sud du pays. Bien qu’accusé de faire un usage excessif de la force, il a menacé d’intensifier son offensive terrestre et aérienne.
Après avoir proclamé dimanche jour de deuil national, Abbas a ordonné “la suspension des négociations (…) jusqu’à l’arrêt de l’agression (israélienne)”, a déclaré un collaborateur du président palestinien à Ramallah, en Cisjordanie.
Il n’est néanmoins pas allé jusqu’à proclamer la rupture des négociations menées sous l’égide des États-Unis et auxquelles le Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin, est hostile.
100 morts en cinq jours
Arye Mekel, porte-parole de la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui conduit les négociations, a déclaré que la décision des Palestiniens était “une erreur” et a exprimé l’espoir que les discussions reprennent “dans un très proche avenir”.
La secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice doit rencontrer Abbas et Olmert cette semaine.
Dimanche encore, une Palestinienne âgée de 21 mois, deux autres civils et trois activistes ont été victimes des violences dans la bande de Gaza dont le bilan dépasse désormais les 100 morts en cinq jours, ont rapporté les services médicaux.
Des manifestations anti-israéliennes ont éclaté en Cisjordanie occupée où les forces israéliennes, confrontées à des Palestiniens qui leur jetaient des pierres, ont abattu un adolescent de 14 ans arborant un bandeau du Hamas, ont rapporté des témoins.
Opérations terrestres envisagées
Neuf roquettes sont tombées dans le sud d’Israël, blessant quatre personnes, ont indiqué les services de secours israéliens. “Israël n’a pas l’intention d’arrêter le combat contre les organisations terroristes, ne serait-ce qu’une seule minute”, a dit le Premier ministre Ehud Olmert lors du conseil des ministres, alors qu’un nouveau type de roquettes, des “Katioucha”, dont la portée est plus longue, a atteint Ashkelon, la principale ville du sud d’Israël.
Malgré l’inquiétude internationale, l’État juif semble résolu à enrayer les tirs de roquettes. “Nous agissons contre l’infrastructure du Hamas (…) L’objectif final est de mettre un terme aux tirs de Kassam”, a martelé dimanche le ministre de la Défense Ehud Barak. “Cela ne se fera pas dans les deux jours, mais nous poursuivrons nos activités de toutes nos forces et nous devons nous préparer à l’escalade, parce que la grande opération terrestre est une réalité tangible”, a-t-il poursuivi.
Le Hamas assure de son côté qu’il ne mettra fin aux tirs de roquettes que si Israël renonce à ses opérations dans la bande de Gaza et aux raids menés contre les activistes en Cisjordanie. “Nous sommes capables de résister aux attaques au-delà des attentes de l’ennemi”, a déclaré Abou Oubaïda, porte-parole des Brigades Ezzedine al Kassam, branche armée du Hamas.
L’Egypte accueille les blessés
Les autorités égyptiennes ont commencé à autoriser des Palestiniens blessés à venir se faire soigner en Égypte en franchissant le point de passage de Rafah, refermé le mois dernier après avoir été ouvert de force en janvier par des activistes du Hamas.
Selon des responsables égyptiens de la sécurité, quatre civils palestiniens blessés ont ainsi été accueillis en Égypte dimanche. Vingt ambulances attendaient à la frontière pour prendre en charge d’autres blessés.
L’Égypte n’a fixé aucune limite au nombre de Palestiniens accueillis mais elle en attend une centaine, dit-on de même source. Les hôpitaux dans le nord du Sinaï ont été placés en état d’alerte et, selon l’agence Mena, certains blessés pourraient être dirigés sur Le Caire.
Tags: Israël, Mahmoud Abbas, Palestine
Posted in Moyen Orient | No Comments »
Dick Cheney souhaite que Bush bombarde l’Iran
Written by admin on 29 janvier 2008 – 11:44
« D’après des sources au sein de services de renseignement à Washington, le Vice Président a recommencé à exhorter Bush à agir contre l’Iran avant la fin de sa présidence. » Philip Giraldi.

Après la publication du rapport NIE 2007 des services de renseignements américains sur l’Iran qui affirme que Téhéran a arrêté son programme nucléaire depuis 2003, contredisant toutes les affirmations de plus en plus alarmistes de l’administration Bush, le monde entier a poussé un soupir de soulagement. L’Amérique ne se lancerait finalement pas dans une troisième guerre au Moyen Orient, avec tous les risques d’extension incontrôlable pouvant déboucher sur un embrasement généralisé.
Curieusement, ce n’est semble-t-il pas l’affirmation de l’arrêt du programme nucléaire militaire iranien qui a soulagé les chancelleries.
Philip Giraldi, un ancien agent de la CIA, qui s’est déjà distingué en 2005 pour avoir révélé les plans de Cheney de préparation d’une attaque nucléaire contre l’Iran, analyse l’évolution récente des discours et de Bush et dépeint une situation bien plus inquiétante.
Loin de l’avoir dissuadé d’attaquer l’Iran, le rapport NIE 2007 a surtout vexé Bush et l’a conforté dans ses certitudes guerrières. A en lire cet extrait d’un article du Monde, les va-t-guerre américains ont malheureusement aussi leurs relais en France : « La diplomatie piétine aussi parce que, ces dernières semaines, l’administration Bush, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, se sont consacrés à réparer les dégâts causés par le rapport des agences de renseignement américaines, publié le 3 décembre 2007. »
Dominique Larchey-Wendling
Le retour de Dick Cheney
par Philip Giraldi, Huffington Post, 21 janvier 2008
Il y a là une forme d’ironie toute particulière : les rencontres qui sont ostensiblement dédiées à la cause de la paix sont fréquemment utilisées pour préparer la guerre. La visite que le président George W. Bush vient de terminer au Moyen Orient en est un exemple précis. L’objectif affiché de pousser les Palestiniens et les Israéliens à faire la paix a rapidement été dilué dans un agenda plus vaste de confrontation avec l’Iran devenant le point d’orgue des rencontres avec les amis Arabes de l’Amérique lors des étapes en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes qui ont suivit les trois jours passés en Israël. L’agenda de Bush visait les alliés présumés de l’Iran dans la région, tout particulièrement la Syrie, le Hezbollah et le Hamas ; ils ont tous été critiqués pendant et après cette tournée.
Depuis son retour à Washington, les attaques verbales contre l’Iran et la dénonciation de ses prétendues “ingérences” dans le golfe Persique ont continué de plus belle. La révélation de nombreux aspects de “l’incident du détroit d’Ormuz” du 6 janvier qui montrent qu’il s’agissait d’une histoire largement fabriquée par le Pentagone n’a pas diminué la fureur contre Téhéran de l’administration et des candidats à la présidence du parti républicain, l’un d’entre eux ayant même suggéré que si les iraniens s’étaient approché un peu plus des navires US, il les aurait envoyé directement au paradis comme martyrs afin qu’ils puissent essayer les vierges qui leur ont été promises.
Certaines de mes sources à Washington pensent que lorsqu’il était en Israël, Bush a donné son feu vert au premier ministre Ehud Olmert et à l’autorité Palestinienne pour attaquer et détruire le Hamas dans la bande de Gaza, en utilisant tous les moyens nécessaires. Israël n’avait guère besoin d’encouragement et a seulement été restreinte dans son action parce qu’il craignait qu’un nombre important de victimes civiles ne vienne ternir son image publique. En outre, Mahmoud Abbas, le président de l’autorité Palestinienne, était lui aussi heureux de pouvoir se débarrasser du Hamas, d’autant plus qu’il était parfaitement conscient d’être dans l’incapacité de résoudre ce problème avec ses propres moyens. Il en résulte une série de frappes aériennes israéliennes majeures sur Gaza qui ont tué vingt sept palestiniens dans les dix derniers jours ; bon nombre d’entre eux étaient des civils. En novembre, après la conférence de paix d’Annapolis, il y eut également une escalade similaire pendant laquelle trente deux palestiniens ont été tués par les israéliens. Aucun signe ne montre que l’accumulation des cadavres n’ait affaibli le Hamas d’une quelconque manière.
On aurait pu penser qu’à la fois Israël et les Etats-Unis, sans même parler de Mahmoud Abbas, auraient finalement compris qu’il n’existe pas de solution militaire au problème que pose le Hamas à Gaza, mais cette nouvelle attitude, plus ferme, est le produit de la résurgence du vice président Dick Cheney et des faucons néoconservateurs qui l’entourent.
Cheney et ses amis sont à nouveau en train de planifier une attaque contre l’Iran préalable à la fin du mandat de Bush. La capacité du vice président à dicter la politique étrangère de la Maison Blanche s’était érodée l’année dernière lorsqu’une série d’articles est parue dans le Washington Post, détaillant comment il avait la main haute sur de nombreux choix politiques de l’administration, au détriment du président.
Il a été rapporté que le président Bush fut choqué par la suggestion qu’il était un poids plume politique par rapport à son adjoint et il a alors choisi de placer sa confiance dans les politiques plus modérées promues par la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et ministre de la défense Robert Gates.
Le succès de Cheney pour reprendre le contrôle du processus de décision en politique étrangère est venu de l’exploitation du manque de confiance du président Bush dans la communauté du renseignement qu’il considère depuis longtemps comme hostile à sa politique interventionniste. La communauté du renseignement travaille pourtant pour le président et est constituée de si nombreux contre-pouvoirs qu’elle est incapable de jouer un tel rôle. Cet argument est hors sujet depuis longtemps dans la mesure où l’administration et ses soutiens ont trouvé en elle un bouc émissaire bien utile à leurs échecs désastreux en politique étrangère.
La publication du rapport “National Intelligence Estimate” (NIE) sur l’Iran début décembre a apporté l’élément clef qui a permit à Cheney de remettre le président sur une voie plus belliqueuse. Dans la mesure où le NIE a défendu la thèse que l’Iran a abandonné son programme d’armes nucléaires, il a largement été perçu comme contradictoire avec la politique de l’administration qui cherchait à diaboliser l’Iran et provoquer un changement de régime. Bush, qui est un homme immodérément têtu même dans les meilleures circonstances, n’était certainement pas prêt à laisser les faits changer sa manière de penser.
C’est pendant le voyage du président Bush au Moyen Orient qui vient juste de se terminer que ce processus de distanciation avec les agences de renseignements a culminé lorsque le président a déclaré au premier ministre Ehoud Olmert et aux Saoudiens que le rapport NIE n’avait pas d’influence sur son point de vue sur l’Iran. A un moment, il a dit : “j’ai défendu nos services de renseignement, mais j’ai été clair sur le fait qu’ils sont une agence indépendante ; qu’ils aboutissent à des conclusions qui ne sont pas déterminées par ce que je voudrais ou ne voudrais pas.”
Bush a aussi dit à Olmert qu’un rapport des services de renseignements israéliens qui détaille la menace que pose l’Iran et affirme que les programmes d’armement sont de nouveau en place et fonctionnent correspond mieux à sa propre estimation. L’affirmation de Bush comme quoi la communauté du renseignement serait indépendante du gouvernement dont elle serait une branche séparée est bien-sûr complètement absurde mais symptomatique du mode de pensée de Cheney et de ses soutiens.
Bush et Cheney sont à nouveau sur la voie d’un programme visant à renforcer la rôle de la démocratie américaine au Moyen Orient, par la force des armes si cela est nécessaire. Lorsque le directeur des services de renseignements Mike McConnell et des analystes de haut rang de la CIA ont briefé le vice président Cheney à propos de potentiels retours de bâtons suite à une confrontation militaire avec l’Iran début janvier, Cheney fût méprisant, répondant que les Etats-Unis pouvaient faire face à n’importe quelles conséquences.
Le vice président qui, selon des témoignages, a régulièrement dénigré les rapports des services de renseignements US aux réunions du Conseil National de Sécurité, défend le point du vue que la communauté du renseignement se venge pour avoir été blâmé de la piètre qualité des informations qui ont contribué à l’invasion de l’Irak et sape délibérément la politique américaine vis-à-vis de l’Iran.
McConnell, et le général Micheal Hayden de la CIA se sont senti frustrés de l’hostilité en provenance de la Maison Blanche. A contre-coeur, ils en sont arrivés à la conclusion que Cheney dénigre intentionnellement et délibérément les agences de renseignement US par le biais de ses alliés au sein des “think tanks” de Washington d’obédience néoconservatrice. Il a également personnellement soutenu la campagne médiatique contre le rapport NIE, qui s’est concentrée sur les relais médiatiques usuels des néoconservateurs, le Wall Street Journal, le Weekly Standard, la National Review et Fox News.
D’après des sources au sein de services de renseignement à Washington, le vice président a recommencé à exhorter Bush à agir contre l’Iran avant la fin de sa présidence. Cheney a suggéré que si Israël agit contre l’Iran, les Etats-Unis seront entrainés dansl’attaque et n’auront d’autre choix que de rejoindre Tel Aviv dans l’action militaire.
Le retour de Cheney et l’instabilité qui fait suite aux tentatives de Bush de revigorer la coalition arabe anti-iranienne chancelante a alarmé plusieurs membres de haut rang de la communauté du renseignement américaine, qui font maintenant marche arrière quand à leur affirmation optimiste que le NIE sur l’Iran empêcherait une attaque US de l’Iran.
Beaucoup pensent maintenant que Bush est d’accord avec Cheney sur le principe qu’un conflit militaire avec l’Iran doive être déclenché avant que le nouveau président ne prenne ses fonctions.
Philip Giraldi est un ancien agent de la CIA, spécialiste des questions de sécurité et de contre-terrorisme.
Publication originale Huffington Post, traduction Dominique Larchey-Wendling pour Contre Info.
Tags: bush, Cheney, Iran, USA
Posted in Amérique du Nord, Moyen Orient | No Comments »