Reporter sans Frontières impliqué dans une affaire de corruption
Written by admin on 16 avril 2008 – 0:43Reporters sans frontières (RSF) garde un silence total depuis quelques jours sur la scandale de corruption qui dégringole sur les principales sources de fonds aux Etats-Unis, le Cuban Freedom Center, de l’agent de la CIA, Frak Calzon, ami personnel du Secrétaire perpétuel et autoproclamé de l’organisation française Robert Ménard.
Le porte-parole de Bush, Scott Stanzel, a révélé il y a peu que le cas de Felipe Sixto, un conseiller présidentiel sur les questions cubaines et de Puerto Rico qui travaillait durant des années avec Calzon a été transféré au Département de la justice après qu’a été découvert que ce fonctionnaire était impliqué dans des activités de détournement de fonds.
Menard reçoit depuis longtemps de généreux subsides de l’organisation de Calzon, avec lequel il a noué des relations d’amitié.
L’utilisation illicite de fonds provenant de la United States Agency for International Development (USAID) a été détecté à la fin de janvier 2008, selon la confession de Calzon dans des déclarations publiques dans lesquelles il nie désespérément toute responsabilité dans les activités criminelles de son bras droit.
Selon AP, Sixto a laissé son poste à l’organisation de Calzon et s’est incorporé au bureau des Affaires intergouvernementales de la Maison Blanche comme conseiller spécial du Président au mois de juillet dernier et « avait comme mission le contact avec les fonctionnaires hispaniques, les groupes indiens et les législateurs des états dans les affaires concernant les relations avec Cuba, Puerto Rico, l’hygiène, les questions du travail, ou du milieu ambiant ».
Jusqu’à aujourd’hui, Calzon s’est abstenu d’expliquer pour quoi Sixto, qui était son plus indispensable collaborateur, a accepté subitement de quitter son organisation l’été dernier.
le GAO AVAIT DEJA MIS LE DOIGT DANS LA PLAIE
Résidant à Washington, le Cuban Freedom Center prétend passer pour une « organisation non gouvernementale » dont la mission est de promouvoir « les droits de l4homme et la transition démocratique » à Cuba. Sixto, un cubain de Miami résidant à .Frederick, Maryland, entretient des relations assidues avec les membres connus de la mafia cubanoaméricaine.
RSF possède en Floride des liens étroits avec des individus identifiés par le FBI lui-même comme terroristes et avec des groupes qui appuient ouvertement le terrorisme contre Cuba.
« Rien jusqu’ici ne met en relation le Cuban Freedom Center et je suis sûr que rien (en plus) ne l’a impliqué ou est actuellement impliqué dans ces activités », a juré Calzon à la AFP. L’agence Française affirme dans un câble que l’organisation de Calzon et de Sixto a envoyé à Cuba « des milliers de livres, ordinateurs portables, radios ondes courtes et médicaments »
Cependant, une enquête du General Accountability Office (GAO) un bureau de contrôle du gouvernement fédéral dans un rapport de 50 pages publié il y a quelques mois note que très peu des dizaines de millions distribués pour la USAID sous la Rubrique Cuba est effectivement parvenu dans l’île.
Un nombre important des organisations parasitaires de la « dissidence » de Miami s’est approprié cette fortune quand elle a touché la Floride.
Plus de 95% , c’est-à-dire la quasi-totalité des 65,4 millions du budget Cuba de la USAID examiné par le GAO a été attribué « en réponse à des propositions non sollicitées » sans justification légale, révélait le rapport.
Parmi les grands bénéficiaires de cette opération de détournement de fonds on trouve Cuban Freedom Center, de Calzón, qui a bénéficié de plus de 5 millions entre 1996 et 2005.
Comme si cela n’était pas suffisant, la USAID a reçu des subsides également de National Endowment for Democracy (IRI) et de la International Republican Institute (IRI), deux autres pourvoyeurs de RSF. Ce n’est pas par plaisir que Robert Ménard maintient un bureau à New York, et dispose d’une signature comptable en Virginie, à quelques minutes du Bunker de la CIA, en plus d’un compte bancaire nord-américain auquel lui seul a accès.
CALZON, UN EX TERRORISTE DU GROUPE ABDALA
A la fin des années 60, Frank Calzon, alors agent spécial de la CIA, a été le dirigeant du groupe terroriste Abdala, lié au mal nommé Front de Libération National de Cuba (FLNC).
Calzon devint à être directeur exécutif de la Fundación Nacional Cubano Americana (FNCA), depuis sa création en 1981, sous la directive de la Maison blanche de Ronald Reagan. Une organisation connue pour son appui aux activités criminelles du terroriste Luis Posada Carriles.
A partir de 1987, il passa à l’organisation d’extrême droite Freedom House pour là se créer une organisation propre, le Cuban Freedom Center, qui immédiatement reçut 400 mille dollars de la part du Gouvernement des Etats-Unis.
Ménard a connu Calzon à ce moment-là par l’intermédiaire de Otto Reich, un autre haut fonctionnaire nord américain, né à Cuba de père autrichien.
Durant ces années Robert Ménard nia ses relations avec Calzon.
En mars 2004, Ménard et Calzon se présentèrent en public ensemble, avec une mercenaire connue de Miami, Silvia Iriondo, dans une réunion avec les députés européens, provoquée par les alliés de José María Aznar dans l’Union Européenne.
En mai, Calzon mit la main sur 5 des 34 millions que Bush avait assignés pour la bonne marche de son plan d’annexion de Cuba. Reporters sans frontières s’est alors attribué une part du gâteau. Cependant, il fallut attendre un forum sur internet de l’hebdomadaire Nouvel Observateur, le 22 octobre 2004, pour que le chef de RSF reconnaisse ouvertement ses liens avec l’ex-agent de la CIA.
Pendant ce temps-là il développait en France des campagnes médiatiques qui montraient aux secteurs progressistes, que le chef de RSF obéissait aux directives très claires des renseignements nord-américains, Ce qui expliqua pourquoi il resta silencieux il y a peu quand d’importants médias progressistes comme la page web rebelion.org et l’Agence Bolivarienne d’Information ont été censurés par divers serveurs d’Intenet en Suisse et d’autres pays d’Europe.
Face au scandale Sixto-Calzon, Ménard a préféré éviter la question et réaliser en France une bruyante campagne contre la Chine, avec la presse française, propriété des mêmes grandes fortunes qui le soutiennent.
Néanmoins à Miami, il apparaît que la cas Sixto-Calzon est seulement la pointe de l’iceberg et que de nouvelles investigations pourraient promptement révéler d’autres scandaleux chapitres de la sale guerre contre Cuba menée depuis 50 ans par le gouvernement de Washington.
J.G.Allard
Canada
Tags: Reporter sans frontières, Robert Ménard, RSF
Posted in Amérique du Nord, Europe | No Comments »
TOTAL affiche un crédit d’impôt malgré 12 000 000 000 € de bénéfices
Written by admin on 16 avril 2008 – 0:12
Total est de loin la première entreprise française. 12 milliards de bénéfices, rien que ça ! Fleuron de l’économie hexagonale qui rapporte à l’Etat un petit pactole en impôts sur les sociétés ? Il semblerait bien que non… D’après l’hebdomadaire Marianne, en 2006, la holding basée en France affiche un crédit d’impôts.
100 milliards d’euros, c’est à peu de choses près la somme des bénéfices des entreprises du CAC 40 pour l’année 2007. Si toutes ces sociétés payaient l’impôt sur les sociétés, alors l’Etat récolterait 33 milliards d’euros, rien que pour elles. Mais en réalité, ce ne sont que 6 milliards d’euros qui leur sont prélevés, sur un total, à l’échelle du pays, de 49 milliards pour cet impôt. 6 milliards au lieu de 33 milliards… car un certain nombre de grosses entreprises négocient directement leur taux d’imposition avec l’état. C’est légal, c’est génial, et ça s’appelle le bénéfice mondial consolidé (BMC).
total ne paie pas d impots
Le groupe pétrolier Total, plus grande entreprise française, a réalisé en 2007 un bénéfice net de 12 milliards d’euros, sans compter les provisions d’au moins un milliard. Mais, au titre du BMC, le groupe paie une grosse partie de ses impôts aux pays producteurs, et une toute petite partie aux pays consommateurs, de l’ordre de 10%. La justification de ce mécanisme est simple : un groupe international réalise des profits dans plusieurs pays et doit donc payer ses impôts dans plusieurs pays. Total a toujours clamé que la part de son activité française dans son résultat était minime, aux alentours de 5%. Mais l’UFC-Que-Choisir (fév. 2008) a enquêté et évoque plutôt un chiffre de 20%, expliquant que la différence calculée par le pétrolier était dû à un “malheureux oubli” de sa part.
Toujours est-il que le montant du chèque que Total signe tous les ans à l’Etat français au titre de l’impôt sur les sociétés est secret, archi-secret ! Le Canard Enchaîné a plusieurs fois effleuré la question, évoquant des montants du même ordre que ceux de Marianne, dans son édition du 17 novembre 2007 passée totalement inaperçue, qui cite Thierry Desmarets, ex-PDG du groupe Total : “Vous donner le montant des bénéfices de Total en France ou celui de son chèque au trésor ? Cela pourrait être mal interprété”. Et, en conclusion, l’hebdo affirme qu’ “en 2006, la holding basée en France affiche un crédit d’impôts de 200 millions d’euros, après 700 en 2005. Voilà qui, en effet, pourrait être très, très mal interprété.”
En effet…
- Total ne paie pas d’impot Total profite à plein de la hausse du baril de brut, en refusant absolument de baisser limiter l’explosion des prix à la pompe, et ce, malgré ses résultats mirifiques. Et tant pis pour les clients !
- L’Etat refuse, jusqu’à présent à taxer ces bénéfices “exceptionnels”.
- Total multiplie les marées noires. Le naufrage de l’Erika ne lui aura finalement coûté que l’équivalent de 10 jours de bénéfices.
- Total investit peu. De 1 à 3% seulement de ses bénéfices seulement sont investis dans les énergies renouvelables. Entre 2000 et 2006, les capacités de raffinage du groupe ont diminué de 2,3 % en France et ont seulement augmenté de 5,4 % au niveau mondial. En 2007, le groupe n’affecte que 57 % de ses capacités de financement aux dépenses d’investissement net. L’autre moitié va pour l’essentiel aux versements de dividendes, aux rachats d’action et à l’augmentation de la trésorerie.
- Total est un employeur bien peu “citoyen”. Entre 2000 et 2006, le nombre de personnes employées par Total en France a diminué de 31 %. Au niveau mondial, la diminution, sur cette période, est de 22 % tous métiers inclus et de 1 % pour l’activité pétrole.
Alors si, en plus, Total ne paie pas d’impôts… Espérons sincèrement que tout le monde se trompe. Il suffirait pour en avoir le coeur net que l’Etat et Total décident de publier les chiffres. Transparence… En attendant, vous reprendrez bien un petit verre de “Sans-Plomb” ? Les cacahuètes sont offertes…
Tags: france, Impôts, pétrole
Posted in Europe | No Comments »
Sur la mort de Raul Reyes et de ses camarades
Written by admin on 15 avril 2008 – 23:37
Un mois après l’assassinat sur le territoire équatorien de la colonne des FARC venue négocier un échange de prisonniers avec une délégation du gouvernement français il est possible de reconstituer assez précisément, à partir de l’enquête menée par l’armée équatorienne, l’opération militaire telle qu’elle s’est déroulée dans la nuit du 29 février au Premier Mars 2008.
La délégation française est conduite officiellement par DANIEL PARFAIT, diplomate et Directeur du département Amérique Latine et caraïbes au Ministère des Affaires Etrangères et NOEL SAEZ ancien consul de France à Bogota, qui passe pour un agent de la DGSE. DANIEL PARFAIT est également le compagnon d’ASTRID BETANCOURT, sœur d’INGRID. Il se peut qu’ils soient accompagnés de MANUEL CHURRASCO SANDOVAL mais cette présence est niée par la diplomatie française. Cette dénégation est normale : un « homme de l’ombre » doit y rester.
La délégation s’est rendue dans la province équatorienne de SUCUMBIOS frontalière de la Colombie en attendant que soit fixé précisément le rendez-vous avec la colonne REYES.
Tout en conservant un caractère confidentiel ces préparatifs sont nécessairement connus des trois gouvernements directement concernés : Equateur, France et Colombie.
La colonne REYES établit son campement sur le sol équatorien à environ 1800 m de la frontière à proximité du Rio Putumayo un affluent de l’Amazone qui sépare les deux pays. Elle est accompagnée de jeunes mexicains non armés qui sont venus faire connaissance avec les FARC.
La position exacte de la colonne REYES va être déterminée grâce à une communication par téléphone satellitaire entre elle et la délégation française.
URIBE le fourbe entre alors en scène. Il téléphone à RAPHAEL CORREA, le président équatorien, pour lui demander d’arrêter la délégation française et son escorte équatorienne dans sa marche vers le lieu de rendez-vous. Le prétexte invoqué est qu’il y a eu un accrochage entre les FARC et l’armée colombienne à proximité de la frontière et que dans la chaleur du combat l’armée colombienne a pénétré sur le sol équatorien à la poursuite du commando des FARC qui s’y est replié. CORREA qui, à cette date, semble avoir encore confiance dans la parole d’URIBE relaie l’information. La délégation française arrête sa marche.
La nuit est tombée sur la forêt équatorienne. La colonne REYES dort d’autant plus paisiblement que se sachant en territoire équatorien avec l’accord du gouvernement du pays elle n’a pas à craindre une attaque de l’armée colombienne.
C’est pourtant ce qui va se passer.
Peu après minuit, le campement des FARC est bombardé. L’armée équatorienne qui a depuis mené l’enquête sur le site a établi les données militaires suivantes : le campement a reçu dix bombes de 250 kilos soit 2,5 tonnes de bombes en tout. Les impacts sont visibles sur les photos communiquées par l’armée équatorienne qui a même accompagné des journalistes étrangers sur le site. Il s’agit de bombes guidées du type GBU PAVEWAY II fabriquées par la firme étasunienne TEXAS INSTRUMENTS. Ces bombes guidées par laser et GPS sont lancées depuis un avion, suivent le sol à l’horizontale en épousant le relief et piquent à la fin sur l’objectif.
L’armée de l’air colombienne dispose de deux modèles d’avions de chasse : les KFIR de fabrication israélienne sous licence DASSAULT et les TUCANOS. Aucun de ces appareils ne dispose du système de guidage laser permettant de lancer ces bombes. Elles ont donc été lancées par un appareil de l’US AIR FORCE en provenance soit de la base US de MANTA sur le sol équatorien soit d’une base colombienne. L’armée équatorienne a noté qu’un bombardier HERCULES C 130 avait décollé de Manta le 29 Février et qu’il n’y était revenu que le lendemain.
Peu après le bombardement, un hélicoptère de l’armée colombienne débarque un commando qui va liquider au fusil les guérilleros agonisants mais qui, dans sa hâte, négligera une jeune mexicaine blessée qui a survécu et se trouve donc être un important témoin de l’opération. Toujours paralysée par le mensonge d’URIBE, l’armée équatorienne n’intervient pas. Le commando colombien repart avec son trophée sordide : le cadavre de RAUL REYES enveloppé dans un sac de plastique noir qui sera complaisamment exposé devant les télévisions du monde entier.
En bref, il s’est agi d’une opération militaire bien préparée avec intervention militaire directe des Etats-Unis et utilisation d’armes très sophistiquées dont l’armée colombienne ne dispose pas.
Enseignements et contrecoups
- URIBE a démontré que le gouvernement équatorien est désormais, à l’égal du gouvernement vénézuélien, son adversaire. Le président CORREA s’inquiète très officiellement et à juste titre d’une possible infiltration des services secrets colombiens dans l’armée équatorienne, la localisation de la colonne REYES ayant pu aussi être effectuée par ce biais. Il s’agit d’une hypothèse sérieuse les Etats-Unis, ayant eu jusqu’à l’arrivée de CORREA au pouvoir les coudées très franches en Equateur au point d’y avoir imposé leur monnaie. L’Equateur n’a plus de monnaie nationale depuis 2000 ce qui est le signe le plus manifeste d’une perte de souveraineté. De plus il faut se souvenir que CORREA n’était pas en poste depuis un mois que GUADALUPE LARRIVA sa ministre de la Défense mourrait dans un accident d’hélicoptère non élucidé à proximité de la base de Manta. Les ingérences colombiennes en territoire équatorien ont été confirmées par l’arrestation à Quito en 2004 d’un autre dirigeant des FARC , SIMON TRINIDAD , extradé depuis aux Etats-Unis où il vient d’être condamné à 60 ans de prison sous le prétexte classique et éculé de « trafic de drogue ».
- Le gouvernement vénézuélien a de bonnes raisons d’être extrêmement méfiant lui aussi et de prendre garde aux infiltrations colombiennes dans son armée ou ses services de renseignement si l’on se souvient que RICARDO GRANDA un cadre dirigeant des FARC avait été, en Décembre 2005, enlevé en plein Caracas et en plein jour, par des agents colombiens aidés de complices vénézueliens Il peut également redouter des manœuvres de déstabilisation politique, voire des sécessions, des provinces frontalières avec la Colombie en particulier de la province pétrolière de MARACAIBO.
- De son côté, l’assemblée constituante équatorienne vient de tirer les leçons de l’évènement en inscrivant dans la nouvelle constitution l’interdiction de toute base militaire étrangère sur le territoire équatorien.
- Pour les FARC, la leçon est claire : ni BUSH ni URIBE ne veulent entendre parler d’une échange de prisonniers ni surtout de ce qui aurait dû suivre : une négociation politique avec les guérillas. Ils veulent une reddition complète sans condition qui aurait toutes les chances, vu les précédents, de déboucher sur un massacre de masse des guérilleros/as désarmés. La leçon a également été reçue par l’ELN qui vient de désavouer son émissaire chargé de contacts exploratoires avec le gouvernement URIBE pour trouver une issue politique à la guerre civile.
De plus, considérant ce qui s’est passé le 1er mars, les FARC peuvent redouter qu’une nouvelle opération de libération de prisonniers se termine en carnage. Le scénario s’impose de lui-même : les deux délégations se rencontrent à un endroit convenu et évidemment sous haute surveillance militaire. Les prisonniers et ceux qui les attendent montent dans les hélicoptères qui décollent aussitôt. La colonne des FARC elle repart à pied dans la forêt mais, dans la minute qui suit son départ, alors qu’elle est encore parfaitement localisable, elle est bombardée comme l’a été la colonne Reyes. Elle est anéantie. Un hélicoptère colombien peut même venir ramasser les cadavres pour qu’ils soient exhibés à la télévision.
L’acharnement mis par la Colombie à démontrer le soutien du Venezuela et de l’Equateur aux FARC en faisant « parler » l’ordinateur bombardé de RAUL REYES et en affirmant que l’Equateur laissait couramment des groupes des FARC se réfugier sur son territoire démontre que les Etats-Unis ont décidé de lancer une violente contre-attaque qui vise à sauver le pion URIBE et à empêcher toute avancée de la révolution bolivarienne en Amérique du Sud.
BUSH multiplie les pressions pour faire adhérer derrière la Colombie de nouveaux pays à ses accords de libre-échange.
Il appuie le gouvernement panaméen qui affronte une guérilla qui se développe prés de la frontière colombienne.
Pressé par l’ancien candidat à la Présidence de la République OLLANTA HUMALA, le Ministre de la défense péruvien vient de reconnaître que des troupes US sont maintenant installées dans la zone amazonienne du Pérou aux confins de la Colombie et de l’Equateur ce qui prépare une grande manœuvre d’encerclement de la guérilla colombienne et de l’Equateur pris en tenaille.
Face à cette offensive les gouvernements élus du Venezuela et de l’Equateur ont deux attitudes possibles : soit temporiser en espérant se défendre seuls soit comprendre qu’ils ont les mêmes intérêts stratégiques que les guérillas colombiennes et que s’il n’y a pas un grand changement politique en Colombie l’impérialisme leur rendra par tous les moyens la vie impossible et qu’un front uni bolivarien contre l’agression impérialiste est une urgente nécessité.
Reste un acteur clé dont le positionnement face à la contre attaque impérialiste pourrait être décisif : le Brésil. Pays le plus peuplé et le plus puissant du continent Sud, il possède également l’armée la plus nombreuse et la plus moderne. Il a des frontières communes avec la Bolivie, le Pérou, la Colombie et le Venezuela et il n’ignore rien des appétits des yanquis pour les richesses de l’Amazone. Le ministre de la défense brésilien est allé récemment défendre à Washington l’idée d’un pacte de défense latino américain, indépendant de l’Organisation des Etats américains dont seraient donc expressément exclus les Etats-Unis. Si ce projet se concrétisait la contre-attaque de l’impérialisme étasunien pourrait tourner court.
Quoi qu’il en soit et sans méconnaître les contradictions secondaires qui sont nombreuses et que l’adversaire tentera d’exploiter à son profit, la contre attaque de l’impérialisme étasunien doit être comprise comme la réédition, à l’échelle 10 car c’est cette fois toute l’Amérique du Sud qui est concernée, de l’opération de mise à bas de la révolution sandiniste au Nicaragua par l’équipe REAGAN. Tous les ingrédients sont rassemblés : implication militaire directe mais non affichée de l’armée US, intervention permanente du Mossad, des conseillers militaires et des marchands d’armes israéliens, financement clandestin – via le trafic de drogue – des groupes de contre-insurrection, et pourquoi pas, il y a un précédent, un minage des ports pétroliers du Venezuela, sans oublier la présence aux fourneaux de cette cuisine infernale du maitre-queux cynique de l’époque : JOHN NEGROPONTE aujourd’hui n°2 du département d’Etat.
Tags: Colombie, equateur, Farc, Raul Reyes, Uribe, venezuela
Posted in Amérique du Sud | No Comments »